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04/2011

Une aiguille au service des victimes

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Cela arrive plusieurs fois, chaque beau dimanche lorsque bien des pilotes sortent leur avion, leur planeur ou leur hélicoptère : chaque aéronef devant être équipé d'un émetteur ELT (Emergency Location Transmitter) qui se déclenchera lors d'un crash, la centrale d'inter­vention de la Rega, qui fait également office de centre de coordina­tion (Rescue Coordination Center, RCC) du service national de recherche et de sauvetage (Search and Rescue/SAR), recencie quelques 600 avis de détresse, en très grande majorité heureusement infondés, chaque année. Ces avis de détresse, captés sur deux fréquences spécifiques, lui sont relayés par le Centre de réception satellitaire des balises de détresse de Toulouse (France), ainsi que par les installations radio de l'office fédéral des communications OFCOM. Mandatée depuis 2002 par la Confédération pour le service étatique SAR, la Rega s'acquitte de sa tâche en étroite collaboration avec les Forces aériennes suisses.

 

Un Super Puma à la recherche d'un Cessna

Malgré le nombre élevé de fausses alertes, l'attitude à adopter en cas d'accident réel doit être inlassablement répétée dans le cadre d'exercices avec les partenaires d'intervention. L'une de ces simu­lations a été menée au printemps dernier en Suisse orientale. Début de l'exercice : l'avis de crash d'un petit avion de tourisme près de Walenstadt est transmis à la centrale d'intervention de la Rega. Celle-ci contacte d'abord le responsable de l'aérodrome sur lequel l'aéronef aurait dû se poser. Il confirme que l'avion en question n'est pas arrivé à destination.

D'autres éclaircissements suivent, notamment de l'OFCOM. Rapidement, les informations se précisent : un avion, de type Cessna, s'est écrasé. L'alerte est transmise aux Forces aériennes suisses, partenaire d'intervention. Le chef d'opération du RCC informe im­médiatement l'officier de piquet, afin de pouvoir compter en temps utile sur les moyens militaires aériens nécessaires à l'opération.

Cela arrive plusieurs fois, chaque beau dimanche lorsque bien des pilotes sortent leur avion, leur planeur ou leur hélicoptère : chaque aéronef devant être équipé d'un émetteur ELT (Emergency Location Transmitter) qui se déclenchera lors d'un crash, la centrale d'inter­vention de la Rega, qui fait également office de centre de coordina­tion (Rescue Coordination Center, RCC) du service national de recherche et de sauvetage (Search and Rescue/SAR), recencie quelques 600 avis de détresse, en très grande majorité heureusement infondés, chaque année. Ces avis de détresse, captés sur deux fréquences spécifiques, lui sont relayés par le Centre de réception satellitaire des balises de détresse de Toulouse (France), ainsi que par les installations radio de l'office fédéral des communications OFCOM. Mandatée depuis 2002 par la Confédération pour le service étatique SAR, la Rega s'acquitte de sa tâche en étroite collaboration avec les Forces aériennes suisses.

Un Super Puma à la recherche d'un Cessna

Malgré le nombre élevé de fausses alertes, l'attitude à adopter en cas d'accident réel doit être inlassablement répétée dans le cadre d'exercices avec les partenaires d'intervention. L'une de ces simu­lations a été menée au printemps dernier en Suisse orientale. Début de l'exercice : l'avis de crash d'un petit avion de tourisme près de Walenstadt est transmis à la centrale d'intervention de la Rega. Celle-ci contacte d'abord le responsable de l'aérodrome sur lequel l'aéronef aurait dû se poser. Il confirme que l'avion en question n'est pas arrivé à destination.

D'autres éclaircissements suivent, notamment de l'OFCOM. Rapidement, les informations se précisent : un avion, de type Cessna, s'est écrasé. L'alerte est transmise aux Forces aériennes suisses, partenaire d'intervention. Le chef d'opération du RCC informe im­médiatement l'officier de piquet, afin de pouvoir compter en temps utile sur les moyens militaires aériens nécessaires à l'opération.

Le centre de contrôle aérien suisse, Sky guide communique ensuite à la Rega - sur la base du plan de vol déposé - le nombre de passagers se trouvant à bord de l'appareil. Quatre personnes ont embarqué dans le Cessna 172 ; il est à supposer que toutes sont blessées voire décédées. Mais avant de lancer les opérations de secours, l'armée doit estimer la zone du crash et la localiser précisément au moyen d'un hélicoptère. Le Super Puma décolle de l'aérodrome militaire de Dubendorf pour un vol de recherche. 24 heures sur 24, des pilotes professionnels de l'escadre de surveillance assurent le service de recherche d'avions portés disparus au moyen d'un Super Puma spécialement équipé de « radiogoniomètres », permettant de localiser les balises de détresse actives.

Coordination efficace

Des partenaires en provenance d'Allemagne et d'Autriche sont également impliqués dans les recherches. Seules quelques minutes suffisent à l'aiguille du détecteur ultrasensible du Super Puma des Forces aériennes suisses pour trouver le lieu où s'est abîmé le Cessna - simulé par une fausse carlingue déposée dans une zone boisée. Immédiatement, un hélicoptère de sauvetage de la Rega et deux ambulances se rendent sur le site, de même que l'hélicoptère du Bureau d'enquête sur les accidents d'aviation (BEAA), chargé de prélever des indices lui permettant d'expliquer l'accident.

L'épave est localisée. Dans le cadre de cet exercice, les occupants ont survécu, mais au prix de lourdes blessures. Il incombe donc à la Rega de coordonner la prise en charge des blessés et leur transport par hélicoptère. Grâce à une localisation rapide et précise du lieu de l'accident, les forces aériennes ont permis aux équipes de sauvetage d'intervenir dans les meilleures conditions. Une coopération réussie entre tous les intervenants au profit des aéronefs en difficulté, un des nombreux exemples de l'excellente coopération entre la Rega et les Forces aériennes suisses.

Christian Trottmann 9/revue de la Rega 04.2011

 

 

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